Il était une fois une revue… | Prisme à Idées

L'interdisciplinarité dans la recherche et l'innovation : médias, réseaux, événements".

Il était une fois une revue…

Commentaires fermés

L’idée du Prisme m’est venue en 2007, lorsque j’étais étudiant à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. Mon objectif était de permettre aux jeunes chercheurs de s’exprimer sur leur domaine de compétence dans un cadre sympathique et interdisciplinaire.

Le Prisme à Idées : Flashback

Avec l’aide de Cyrielle Barbot, une amie de promo à la base de l’essentiel des financements du projet (via Veolia), nous avons créé l'association Le Prisme à Idées destinée à publier la revue éponyme. Les débuts du projet ont été difficiles… Il a fallu convaincre les sponsors (ENS Cachan, Veolia) de financer le premier numéro alors que nous n’avions aucune expérience dans l’édition. Les soutiens et contributions obtenues au sein de notre promo à l’ENS Cachan, ainsi que les professionnels rencontrés, ont apporté les bases nécessaires à la poursuite du projet (articles, conseils, chiffrages, réseaux d’experts et contacts).

Le Prisme est avant tout un projet de « copains » puisqu’il a été l’occasion de rassembler des camarades de promo de l’ENS Cachan (Cyrielle Barbot, Marine Krzisch, Soline Ledésert et moi-même) et des amis éparpillés après les classes préparatoires du Lycée Henri IV (Clément Fabbri à l’ESPCI ParisTech, Florent Meyniel à l’ENS Paris, Antoine Rose à l’ENS Lyon). Nos connaissances et réseaux respectifs ont ensuite permis de fédérer de jeunes talents, des experts, des institutions et des entreprises à l’échelle du Grand Paris.

Pour l’anecdote, le nom « Le Prisme à Idées » (tout comme « Pris(m)e de Tête », dont Marine Soichot raconte l’histoire ici) a été trouvé après quelques séances de brainstorming par mon amie Anna Dewaele (EHESS). Comme quoi, le Prisme est avant tout un projet d’amis et de collègues regroupés au sein d’un pôle régional bien délimité : Le Grand Paris. Cela peut paraître anodin, mais ce point est crucial pour l’extension du projet à d’autres territoires.


Visages et coulisses du Prisme « papier »

L’écriture d’un numéro fait appel à une organisation « multicouche ». Par exemple, sur le numéro 3, Édouard Kleinpeter (CNRS) – le rédacteur en chef – est assisté de chefs de rubriques spécialisés : Marine Krzisch pour les biosciences, Antoine Rose pour l’Environnement et Soline Ledésert pour les Sciences Humaines et Sociales. Les articles correspondent à des contributions volontaires rédigées par des jeunes talents issus de toute la francophonie. La rédaction sélectionne les articles puis les envoie en relecture auprès d’experts. Un travail important pour le rédacteur en chef consiste à ordonner les articles dans un ordre cohérent.

Enfin, la rédaction est soutenue par un directeur de publication (moi-même) et une directrice de publication adjointe (Cyrielle Barbot) pour tous les aspects pratiques (financements, publicités, etc.), et pour garantir la cohérence globale de la revue auprès des lecteurs et des sponsors (pages de couverture, éditorial, ligne éditoriale).

Le Prisme papier s’est considérablement modifié au cours du temps. Au départ, j’avais imaginé un Prisme découpé en trois thématiques: Environnement, Biosciences et Epistémologie. Chacun de ces trois pôles était traité de façon interdisciplinaire par de jeunes chercheurs (avec par exemple du droit, de l’économie, de l’ingénierie et des sciences « dures » dans la partie environnement du premier numéro sur les modèles climatiques).

L’interview de « sommités » reconnues du domaine (Hervé Le Treut pour le climat, Dominique Wolton pour la communication des sciences) permettait de porter un regard plus large sur les problématiques

traitées. Comme le projet en était à son balbutiement, les contributions ont été commandées… à des amis ou des collèges via les réseaux de l’ENS Cachan et des classes préparatoires. Pour piloter ce projet, Cyrielle Barbot assurait à l’époque la rédaction en chef avec l’aide de Florent Meyniel.

Depuis Le Prisme des origines, certains éléments sont restés et d’autres ont été considérablement modifiées suite à de nouvelles contributions et des retours d’expérience des lecteurs. Florent Meyniel – rédacteur en chef du numéro 2 – a considérablement renforcé la ligne interdisciplinaire. À la base du thème de l’écologie urbaine, il a également modifié le fonctionnement de la rédaction pour accroître son efficacité avec la création d’une charte éditoriale.

Récemment, Édouard Kleinpeter, rédacteur en chef depuis le numéro 3, a été à la base d’une refonte éditoriale et graphique complète pour mieux coller à la ligne éditoriale. Il est notamment à l'origine de la notion de « dossier transversal » qui occupe maintenant l’essentiel de la revue. Les trois rubriques initiales ont été conservées pour mettre en avant des articles hors-dossier. Last but not least, Edouard à mis fin au système de commande d’articles, ce qui nous a permis d’aller vers des contributions plus spontanées (et donc plus créatives).

Visages et coulisses du Prisme « online »

Clément Fabbri a développé dès 2008 le site web du Prisme à Idées (leprisme.net) dont il assure la direction de publication. L’objectif initial était d’étendre la communauté du Prisme sur le net et de garder le contact avec nos lecteurs entre deux numéros. De façon plus globale, il coordonne toutes les activités web au sein du conseil d'administration de l'association.

Fin-2010, en collaboration avec notre partenaire Umaps, le site du Prisme s’est transformé en média social sur www.prismeaidees.net. Marine Krzisch, nouvelle rédactrice en chef de ce magazine, monte une équipe de jeunes chercheurs et de jeunes journalistes pour produire des contributions originales autour des thèmes de la revue. Ce nouveau média constitue aussi l’occasion de mettre en avant les jeunes auteurs qui font le Prisme via une série de portraits.

D’où viennent les thèmes du Prisme ?

Les thèmes du Prisme sont choisis par vote à la majorité lors des réunions du Conseil d’Administration (CA) du Prisme (Clément, Cyrielle, Édouard, Florent et moi-même). Chaque membre propose plusieurs thèmes en fonction de ses goûts, de l’actualité scientifique et bien sûr de la ligne du Prisme (interdisciplinarité exigée). S’ensuit un débat – généralement autour d’un verre dans un bar de Quartier Latin – et un vote lorsque chacun a présenté sa position.

Philosophie et premier bilan

Le Prisme à Idées (ou « Le Prisme » pour les habitués) est une revue destinée à valoriser les travaux des jeunes scientifiques avec un fonctionnement proche des publications primaires à comité de lecture (sélection éditoriale puis peer-review par des referees expérimentés). La revue se démarque également par sa ligne éditoriale interdisciplinaire qui la place hors des cercles institutionnels et géographiques habituels.

Sur les trois numéros publiés de 2008 à 2010, un ensemble de dossiers d’interfaces (occupant l’essentiel des pages de la revue) ont été traités : les réseaux (n°3), l’écologie urbaine (n°2) et les modèles climatiques (n°1). En appui, d’autres thématiques ont été abordées comme les négociations climatiques (n°3), la théorie de l’évolution (n°3), les nanobiotechnologies (n°2), les connaissances naïves (n°2), la maladie d’Alzheimer (n°1), la communication des sciences (n°1)…

>> Photos CC Flickr : Fuzzyraptor

zp8497586rq

Classé dans Actualités

Bookmark and Share
 
© 2009-2019 Prisme à idées. Réalisation : Umaps Communication - Blog propulsé par Wordpress