Charles, entrepreneur malgré lui ! | Prisme à Idées

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Charles, entrepreneur malgré lui !

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C’est un parcours classique qui attendait Charles Vallantin Dulac lorsqu’il commence ses études supérieures. Après une classe prépa math sup – math spé, il se spécialise à l’ENS de Cachan en génie électrique, passe l’agrégation et entre en master 2 d’électronique et télécommunications, lui qui s’intéresse fortement au réseau et à la téléphonie. Dans l’idée, il veut poursuivre en recherche sur une thèse mais premier obstacle : aucun sujet ne le motive suffisamment pour « s’engager 3 ans dedans ».

Son intérêt pour la technique le pousse à participer avec un ami à la création d’un site web de commande en ligne à l’avance pour un restaurant : Tante Juliette. Il se fait alors repérer par une équipe qui souhaite développer une plate-forme qui fournit des repas sur mesure : Vous avez choisi. Le projet le séduit, il n’a pas de sujet de thèse, et septembre 2009 voit le début pour lui de l’aventure entrepreneuriale !

Composée de quatre jeunes gens – Pierre, Simon, Julian et lui-même – qui ne sont pas formés à la base à l’informatique, l’équipe réunit des univers différents : ENS, Polytechnique, écoles de commerce. Leur idée ? Face à la diminution du temps de pause déjeuner, les gens n’ont pas envie de perdre de temps à attendre une commande ou faire la queue dans un restaurant.

D’où le développement d’une plate-forme ludique et ergonomique de pré-commande en ligne dans des restaurants situés autour du lieu de travail. En ligne en version bêta depuis le mois de juin 2010, le site est en phase de croissance avec des restaurants principalement situés pour l’instant dans le 8ème arrondissement de Paris pour des questions pratiques.

« La recherche a un côté un peu trop tranquille »

Avec cette aventure, Charles à concrétisé son envie de créer quelque chose, de répondre à un vrai challenge. « la différence avec le monde de la recherche, c’est le côté productif qu’on ressent réellement » Les débuts sont d’ailleurs épiques, dans l’appartement d’un des compères avant de trouver un local plus approprié !

Pour autant, il n’a pas laissé tomber l’enseignement. « Je donne des cours de TD – TP à l’école. Ça me

permet aussi de garder un contact avec l’électronique, mon premier domaine. »

Eh oui, c’est que Charles est finalement devenu développeur même si, l’équipe étant très petite, tout le monde fait un peu tout. Comme dans toutes les start-up.

La recherche en général et l’ENS en particulier parce qu’il connait sont des énormes institutions qui par nature restent figées et plutôt statiques. « Là, dans l’environnement d’un entrepreneur, je vis l’inverse ! Le milieu est extrêmement dynamique, on fait beaucoup de rencontres, ça bouge tout le temps. » Les mentalités sont différentes. Forcément.

Lorsqu’on entre à l’ENS par exemple, les parcours sont plus ou moins déjà tracés, les étudiants sont dans une philosophie de long terme. Par opposition, dans l’entrepreneuriat, la question du futur est beaucoup moins certaine. Il y a moins de sécurité mais l’aventure est plus excitante. « Et le côté autonome est motivant avec la condition de faire du chiffre mais surtout il faut que ça marche ! » Responsabilité et autonomie sont totalement entremêlées dans la logique d’une aventure humaine.

L’expérience est telle que Charles ne s’est pas arrêté là et se lance maintenant dans un nouveau projet en parallèle : la création d’un site internet spécialisé dans la logistique et le management d’événements sportifs. Le développement vient à peine de commencer mais les sportifs sont intéressés.

Il permettrait d’organiser plus facilement différents événements comme des tournois au sein d’entreprises, d’universités… en facilitant les échanges entre les différents protagonistes. Quand on lui parle du web, il raconte qu’avant il ne le connaissait qu’en tant qu’internaute lambda sauf que : il a du se mettre à la page pour pouvoir faire maintenant de l’innovation à partir du réseau !

Quant à savoir s’il fera ça toute sa vie, le jeune homme est plus réservé voire carrément négatif. « L’innovation sur le web c’est sympa, le développement aussi mais il manque le côté concret » Si Charles aime l’électronique, c’est avant tout parce qu’il aime tenir les choses dans ses mains : un logiciel reste virtuel, il n’est pas palpable. L’idéal ou le bon compromis pour lui serait de faire de la R&D dans le spatial ou la robotique.

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1 commentaire

  1. Fournier le 17 décembre 2010 à 11 h 34 min

    Bravo Charles !!! La France a besoin de gens comme toi, qui sortent du parcours tout tracé qui leur était offert pour se lancer dans la création.

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